Un an en Australie : 5 anecdotes de voyage

Le jour où je me suis retrouvée enfermée dans un parc national

Le parc national de la péninsule de Mornington, Australie

Le parc national de la péninsule de Mornington se trouve très logiquement sur la péninsule de Mornington. Par un beau jour de mars, alors que je séjournais dans le coin, je décide donc de m’y rendre. Bien qu’il y ait un bus, je préfère effectuer les 4 ou 5 kilomètres qui séparent le parc de mon auberge de jeunesse à pied. Cependant, en raison de mon sens de l’orientation inexistant, ces 4 ou 5 kilomètres se sont fortement allongés. Je me suis notamment retrouvée en plein milieu d’un terrain de golf (probablement le Dunes Golf Links). Je n’étais pas la seule à m’être perdue. Il y avait également des kangourous… Finalement, j’arrive dans le parc. Un peu avant l’heure de la fermeture, je me dirige vers la sortie. Ou plutôt, j’essaie, parce que je suis visiblement au mauvais endroit. Bref, le parc ferme, je suis toujours à l’intérieur. Malgré une légère angoisse, je parviens à apprécier cette situation incongrue. Il y a des avantages à se retrouver seule dans un parc national. Les animaux traversent littéralement devant moi : une famille de kangourous, puis un wombat. Heureusement, ce parc n’abrite pas d’espèces dangereuses. Je finis par trouver l’endroit qui semble correspondre à la sortie sur mon plan. Mais il y a un problème. Il n’est pas écrit sortie, mais « Dangereux. Ne pas entrer ! ». J’ai dû me tromper quelque part. Je reprend le plan, tourne en rond plusieurs fois et retomber toujours au même endroit. Finalement, je me dis que la sortie doit quand même être là.  Par chance, il y a un espace vide entre la porte et le grillage. Je peux donc me faufiler.  Je remarche les 5 kilomètres jusqu’à mon auberge (il n’y a plus de bus) où je me repose finalement devant un feu de cheminée, avec un bon chocolat chaud.

La fille qui mitrailla un pingouin sans faire exprès

Je n’ai pas de photo des manchots, en voici donc une de Maria Island pour vous donner une idée du visage de la Tasmanie
Les transports publics en Tasmanie étant peu développés et ne possédant pas le permis de conduire, j’opte pour un circuit organisé de 3 jours et demi pour visiter l’île. En partant de la capital, Hobart, nous remontrons la côte est jusqu’à Launceston en faisant escale à Maria Island, au parc national de Freycinet et à Bicheno. À Bicheno, nous devrions pouvoir voir des petits manchots pygmées. En effet, à la tombée de la nuits, les bébés manchots sortent de leur abris sur la plage pour aller à la rencontre de leurs parents qui ramènent à dîner. On nous recommande d’éviter de prendre des photos avec un flash. Çà aveugle les petits manchots et ensuite il ne peuvent plus retrouver leur chemin et finissent par mourir de faim. Malencontreusement, une fille du groupe oublie de désactiver le flash de son appareil (ou ne le fait pas correctement). Lorsqu’elle sent rend compte, c’est la panique. C’est une meurtrière, elle a tué un petit manchot. Notre guide la rassure en lui disant qu’un flash ne porterait pas préjudice à ces petites bêtes. C’est la multiplication des flash des touristes qui viennent chaque soir en saison qui constitue un danger pour les manchots pygmées. Ouf, nous avons éviter la catastrophe.

Le jour où j’ai (failli) loupé le bus

Les pinnacles, Australie Occidentale – Photo de Jakub Minchankow (Flickr)

Après six semaines à Perth, en Australie Occidentale, j’avais prévu de remonter la côte ouest en bus. Première étape : Cervantes, à un peu plus de deux heures de Perth. La station de bus étant relativement loin de l’auberge dans laquelle je résidais et le bus relativement tôt, j’avais commandé un taxi la veille de mon départ. Seulement, ce taxi n’est jamais venu. Après quelques minutes de panique, je reprend mes esprits et cherche une solution. Il n’y a qu’un seul bus par jour, le louper est réellement problématique. Je regarde donc le plan  à la recherche d’une idée miracle. Eurêka ! Il y a un arrêt en banlieue à la sortie de la ville. Si je prend le train, je peux peut-être rejoindre le bus. Je passe un coup de fil à la compagnie de bus pour leur expliquer la situation. Pas de problème, le chauffeur m’attendra à l’arrêt suivant, me confirme la charmante hôtesse de Greyhound. Je monte donc dans le bus. Mon voisin me raconte que le chauffeur a raconté a informé les passagers de la situation. Intrigué par mon accent (je n’ai pas un accent français prononcé, mais on ne me prendrait pas pour une Australienne pour autant), il me demande ce que je fais là. Je lui explique que je me rend à Cervantes et que je prévois de faire une excursion en fin de journée pour voir les Pinnacles (voir photo) au coucher du soleil. Il me raconte qu’il est justement originaire de Cervantes, qu’il travaille dans les mines de Kalgoorlie (ndlr : le seul arrêt du train entre Adélaïde de Perth), qu’il dispose d’une semaine de congé et me propose de me faire visiter sa ville et de m’emmener aux Pinnacles. L’hospitalité australienne !

La fille qui regardait au mauvais endroit

J’ai perdu toutes mes photos d’Australie après Adéalaïde, mais cela ressemble au coin de plage sur lequel nous nous installions à Coral Bay – Photo de Duncan Rawllnson (Flickr)


Je n’ai passé que trois jours à Coral Bay, mais j’en garde un excellent souvenir. Cette bourgade, située à 1 200 kilomètres au nord de Perth, borde le récif de Nigaloo, un récif corallien qui abrite notamment des raies manta et des requins baleines. Pour voir ces deux espèces, il faut se rendre en pleine mer, ce que mon budget ne me permettait pas. Je me suis donc contenter d’admirer les petits poissons multicolores et les petites tortues de mer à proximité du rivage. Et je dois dire que je n’ai pas été déçue ! Il suffisait de faire quelque brasses depuis la plage pour être émerveillé. Avec mes 3 compagnes de chambres, nous avions une routine. Nous nous rendions à la plage en milieu d’après-midi pour prendre le soleil (enfin moi j’essayais autant que possible me mettre à l’ombre sans faire bande à part pour autant) et faire du snorkeling. Nous restions là-bas jusqu’en début de soirée afin d’admirer le coucher du soleil sur l’océan, puis nous rentrions pour préparer à dîner toutes ensemble. Un de ces trois jours, je me trouvais dans l’eau avec Jess (nous avions deux masques et deux tubas pour quatre). Après avoir admiré les fonds marins, je me redresse dans l’eau. Jessica continue à admirer les petits poissons, lorsque j’aperçois un poisson bien plus grand. Un dauphin est en train de sauter à deux mètres d’elle… et elle n’a rien vu !

Le jour où je me suis perdue chez les aborigènes

Le lac Argyll à Kununurra. La baignade est à éviter, il y a des crocodiles. – Photo de John Campbell (Flickr)

Lorsque je suis arrivée à Kununurra, le réceptionniste de mon auberge m’a conseillé d’aller voir le coucher du soleil au point d’observation de Kelly’s Knob, à 191 mètres d’altitude. J’ai suivi ce conseil. Seulement, je n’avais pas pensé qu’après le coucher du soleil, vient la nuit. Si le chemin est plutôt facile d’accès de jour, l’obscurité rend les choses légèrement plus délicates ! De plus, il ne me suffisait pas de retrouver le début du chemin. Il fallait que je rentre jusqu’à l’auberge. Comme vous pouvez vous en douter, je suis partie du mauvais côté. J’atterris dans un quartier aborigène, endroit que je n’aurais probablement pas visité autrement et qui diffère du Kununurrra des touristes et des travailleurs de passage pour se rendre ou revenir des mines. Des habitations en tôle. Des infrastructure précaires. C’est aussi plus délabré. Le gouvernement délaisse-t-il ces populations ou est-ce leur ancienne culture de la « non propriété » qui pousse les aborigènes à ne pas prendre soin de leurs maisons ? Je n’en sais rien.

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