Impressions d’une visite éclair de Buenos Aires

Une queue interminable au service d’immigration, mes bagages qui sont évidemment dans les derniers à arriver, une navette qui me conduit jusqu’à un terminal de bus depuis lequel une autre navette plus petite est supposée m’emmener jusqu’à ma guest-house, la dite navette qui met une bonne heure à arriver en raison d’embouteillages et qui roule à une allure d’escargot, en raison de ces mêmes embouteillages, dans une ville sale et en travaux, mon séjour à Buenos-Aires n’a pas commencé sous les meilleurs hospices. Et l’on ne peut pas dire que la suite fut meilleure.

Je tente de prendre une douche (pour ma première nuit, j’avais pris une chambre avec douche privée). Problème : il n’y a pas d’eau froide ! En général, c’est plutôt l’inverse. N’ayant pas envie de me brûler, je me couvre d’une serviette et je vais voir la gérante qui ne parle pas anglais (même s’ils affirment le contraire sur internet). Elle me propose une chambre dortoir pour moi toute seule. Merci, mais j’aimerais pouvoir m’asseoir sur mon lit et les lits superposés ne sont pas pratiques pour cela. Elle me propose ensuite une chambre sans salle de bain, que je refuse aussi. Pendant tout ce temps, j’essaie sans résultat et un brin énervée de lui expliquer que le plus pressé est que je suis couverte de savon (et maintenant ma serviette aussi), que j’aimerais bien pouvoir me rincer et qu’on verrait pour la chambre après. Au final, elle me propose une chambre avec un grand lit et une salle de bain. Je peux enfin me doucher, puis partir à la découverte de la ville.

Buenos-Aires ne m’attirant pas particulièrement au départ, même si beaucoup de personnes en parlaient avec enthousiasme sur les sites de voyage et conseillaient d’y rester au moins une semaine, j’avais décidé de n’y rester qu’une journée. J’avais préparé deux itinéraires à pied avec quelques endroits qui me semblaient intéressants, mais je me suis perdue à plusieurs reprises. Enfin, pas vraiment perdue. Disons que j’ai fait quelques détours. Il faut dire que je n’ai aucun sens de l’orientation et que la chaleur à tendance a ramolir mon cerveau (c’était le milieu de l’été). Pour couronner le tout, j’avais toujours peur de me faire écrasée en traversant la route.

En fin d’après-midi, la chaleur se transforme en orage. Je me dis que je pourrais quand même prendre un de ces bus touristiques, sauf qu’il y en a pas dans le coin. D’ailleurs, je ne me trouve pas juste à côté d’un arrêt de bus et je me retrouve trempée de la tête au pied (mes baskets ne survivront pas à cette journée). Je décide donc de prendre un bus normal pour me rendre dans le quartier de la Bocca en espérant que la pluie cesse, sauf qu’on ne peut pas payer avec de la monnaie. Il faut une carte de bus. Le chauffeur, dans une grande bonté d’âme, me dit de monter (sans doute le seul point positif de cette journée), et je me dirige donc vers le fameux quartier de la Bocca.

Comme il pleut encore, je pense à m’abriter dans un café, mais la plupart sont fermés et je me retrouve à errer sous la pluie à chercher en endroit tout en essayant d’admirer les bâtiments bariolés. Je finis par trouver quelque chose d’ouvert, mais le café et la pâtisserie consommés ne me laisseront pas un souvenir impérissable. Lorsque la pluie s’arrête enfin, je me dirige vers l’arrêt de bus et je trouve un petit restaurant que je n’avais pas vu au départ. J’achète des empanadas et je demande conseil au serveur qui m’indique le stand de taxi. Ne voyant pas de taxi arriver, je commence à marcher dans la bonne direction au départ, mais à un moment (je dois être à 15 minutes de ma guest-house) je me retrouve à tourner en rond. Je capitule et je monte dans un taxi.

Le lendemain, je me réveille de bonne heure pour prendre mon vol pour El Calafate en Patagonie. Cette fois-ci, je pars de l’aéroport Jorge Newbury qui accueille les vols nationaux et certains vols en provenance d’autres pays d’Amérique du Sud (si vous allez à Buenos-Aires et que vous avez le choix parmi les aéroports d’arrivée, je vous conseille celui-ci). Je suis à l’heure, mais tout ne se passera comme prévu…

 

 

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